Cancer Féminin : quand le dépistage systématique devient un facteur de risque.
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Cancer féminin : plus de prévention, moins de dépistage ?

Une femme avertie en vaut deux. Si contre le poids de la génétique il est difficile de lutter, la recherche a désormais montré que certaines de nos habitudes de vie sont de véritables facteurs de risque aggravants. Plutôt que d’encourager le dépistage systématique, certains médecins militent en faveur d’une meilleure information des femmes. Regard sur les évolutions en matière de prévention des cancers féminins.

Prévention : focus sur l’information

Les chiffres sont éloquents : un tiers des cancers peut être évité grâce à la prévention au quotidien. Avoir une bonne hygiène de vie est donc le premier réflexe de protection contre le cancer. Surpoids, tabagisme, alcool et pollution sont autant de risques aggravants qu’il faut maitriser.

Tabagisme, un risque multiplié par 3

Le degré de nocivité du tabac a été maintes fois démontré. En matière de cancer féminin, fumer régulièrement est décidément une mauvaise idée. Responsable d’un tiers des cancers, le tabac est aussi mis en cause dans les cancers de l’utérus ou le développement précoce de cancer du sein.

Alcool, une consommation à limiter

Si ce n’était pas vrai il y a quelques décennies, aujourd’hui, les femmes boivent autant que les hommes. Un facteur qui accroit leurs risques d’être, un jour, touchées par un cancer. Selon une étude publiée par le journal médical
JAMA boire 3 à 6 verres d’alcool par semaine augmente de 15% le risque de développer un cancer du sein. Ce chiffre passe à 51% pour les femmes buvant 2 verres par jour.

Pollution de l’air, ayez les bons reflexes

L’air de nos villes est encore aujourd’hui trop pollué. Malgré les efforts menés, l’air extérieur des grandes métropoles reste potentiellement cancérigène. Dès lors, en cas d’alerte pollution ou aux particules fines, veillez à ne pas utiliser votre véhicule et à ne pas pratiquer de sport de plein air durant cette période à risque.

Rapports non protégés, risques multiples…

Par potentielle transmission des MST, les rapports sexuels non protégés sont également à proscrire. Il est désormais établi que le HPV, papillomavirus humain, est en effet impliqué dans la quasi-totalité des cancers du col de l’utérus… Pour ce mal et pour les autres, protégez-vous.

Diagnostic cancer féminin : des techniques plus fines

Le cancer est d’autant plus difficile à traiter qu’il est décelé tard. Toutefois, ces dernières années, les techniques de diagnostic ont considérablement progressé.

Les frottis sont prescrits de manière plus systématique aux femmes, notamment par le biais du dépistage. Nombre de cancers du col de l’utérus ont ainsi pu être décelés à un stade précoce et bien traités.

Même constat pour le dépistage du cancer du sein via mammographie, bien que ce sujet fasse actuellement débat.

S’il n’existe pas encore de test de dépistage fiable du cancer de l’ovaire, des projets sont en cours de développement. Aujourd’hui, une consultation reste le meilleur moyen de s’assurer que douleurs pelviennes ou envie fréquente d’uriner ne sont pas liées à un foyer cancéreux.

Cancer du sein : trop de dépistage tue le dépistage ?

Le dépistage du cancer du sein par mammographieest devenu systématique chez les 50-75 ans. Toutefois, certains spécialistes s’interrogent et mettent en garde. Cette pratique a priori positive comporterait des effets pervers.

Selon le docteur Peter C Gotsche, l’un des plus célèbres spécialistes en la matière, il serait inutile, et même dangereux, de participer à ce dépistage systématique.

Le dépistage permet la détection des cellules cancéreuses à un stade très précoce. Or, notamment dans le cas des carcinomes in situ, elles ne dégénèrent pas toujours en cancer.

Une étude de 2009 parue dans le British Medical Journal précise même que 52% des cancers diagnostiqués par mammographie relèveraient de surdiagnostics. Des pathologies que la patiente n’aurait pas soupçonnées et qui n’aurait altérées ni sa durée de vie, ni la qualitéde celle-ci.

Traitements invasifs, douleurs, dépression… selon ce spécialiste, le dépistage accentuerait accentue les effets secondaires liés aux traitements, et même le risque de décèschez les femmes en bonne santé…

Une théorie qui induit que la généralisation du dépistageserait aujourd’hui contreproductive, surtout au regard des progrès de la médecine permettant de mieux traiter les cancers à un stade plus avancé.

Doit-on, donc, réserver le dépistage aux personnes qui présentent des facteurs de risques ? La question fait actuellement débat.

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